Le closoir de faîtage est une pièce souvent invisible mais indispensable à la santé de votre toiture. Sans lui, la ventilation sous toiture est compromise, la condensation s’accumule et les faîtières laissent entrer insectes, petits animaux et neige soufflée. Guide complet pour bien le choisir et le poser correctement.
Pourquoi ventiler sa toiture ? L’importance du closoir
La ventilation de toiture repose sur un principe simple : créer une lame d’air circulante entre le bas de la toiture (entrée d’air) et le faîtage (sortie d’air). Ce flux ascendant par convection naturelle remplit trois fonctions essentielles :
- Évacuation de la condensation : l’air chaud et humide de l’habitation monte et condense sous la toiture. Sans ventilation, cette humidité pourrit les chevrons, déforme l’isolant et fait naître des moisissures.
- Régulation thermique : en été, la lame d’air ventilée sous les tuiles fait chuter la température de 10 à 15 °C sous rampants, réduisant les besoins en climatisation.
- Protection du matériau de couverture : sans ventilation, les tuiles ou ardoises s’encrassent plus vite, verdissent et vieillissent prématurément.
Une toiture mal ventilée se reconnaît à : la formation de moisissures en combles, un verdissement rapide des tuiles, des condensations sur les chevrons ou une isolation effondrée. Si vous observez ces signes, consultez notre service de rénovation de toiture à Toulouse.
Qu’est-ce qu’un closoir de faîtage ?
Le closoir de faîtage est un joint souple en rouleau posé entre la dernière rangée de tuiles et les faîtières. Il est composé de :
- Un corps en non-tissé respirant (polyester ou aluminium) qui laisse passer l’air mais bloque les intrusions solides
- Des bavettes plissées qui s’adaptent au profil des tuiles quelle que soit leur forme
- Un cordon auto-adhésif (butyl) qui assure l’étanchéité au contact des tuiles
Il se pose sur la lisse de rehausse (ou panne faîtière) et sur les arêtiers, protégeant ainsi toutes les zones hautes de la toiture.
Closoir ventilé vs closoir non ventilé : quelle différence ?
| Type | Fonction | Quand l’utiliser ? |
|---|---|---|
| Closoir ventilé | Laisse passer l’air tout en bloquant eau, neige soufflée, insectes et petits animaux | Toitures avec lame d’air ventilée (la grande majorité) |
| Closoir non ventilé | Assure uniquement l’étanchéité sans passage d’air | Toitures « chaudes » (isolation continue sans lame d’air) — rare en rénovation |
| Closoir peigne | Assure l’entrée d’air en partie basse de toiture | En bas de versant, sur le premier liteau (fonctionne en duo avec le closoir de faîtage) |
⚠️ Attention : poser un closoir non ventilé sur une toiture qui nécessite une ventilation provoque rapidement de la condensation et des dégâts structuraux. En cas de doute, faites diagnostiquer votre toiture par un professionnel.
Tableau de compatibilité : quel closoir pour quelle tuile ?
| Type de couverture | Type de closoir recommandé | Particularité |
|---|---|---|
| Tuile mécanique (profil standard) | Closoir universel ventilé | Bavettes prédécoupées standard |
| Tuile canal (romane, provençale) | Closoir canal / arêtier spécifique | Profil creusé nécessitant une bavette plus haute |
| Ardoise naturelle ou fibrociment | Closoir ventilé faible hauteur | Faible épaisseur du matériau |
| Bac acier / zinc joint debout | Closoir métallique ou mousse EPDM | Profil spécifique — closoir tissu inadapté |
| Tuile plate (Beauvoise, Flamande) | Closoir ventilé à bavettes fines | Faible dénivelé entre pureau et faîtage |
Matériaux disponibles pour les closoirs
| Matériau | Durée de vie | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Non-tissé polyester + aluminium | 30 – 40 ans | Souple, universel, bon prix | Moins résistant UV si exposé |
| EPDM (caoutchouc synthétique) | 40 – 50 ans | Très souple, résistant UV et gel | Plus coûteux |
| Aluminium laminé | 40 – 60 ans | Très résistant, étanche | Moins souple, pose plus délicate |
| Mousse imprégnée | 20 – 30 ans | Très facile à poser | Se tasse avec le temps, perd en efficacité |
Comment poser un closoir de faîtage ? Guide étape par étape
Matériaux et outils nécessaires
- Rouleau(x) de closoir adapté à votre type de couverture
- Agrafeuse de chantier ou clous à large tête
- Couteau ou ciseaux robustes
- Mètre ruban et crayon
- Faîtières + vis ou crochets de faîtage
Étapes de pose en faîtage
- Vérification du support : la toiture et la lisse de rehausse doivent être propres, sèches et exemptes de déchets (feuilles, mousse). La tête de vis ou les pointes saillantes doivent être rabattues.
- Positionnement de référence : positionner temporairement une faîtière à chaque extrémité de la lisse de rehausse et tracer un trait repère au crayon.
- Fixation du closoir : démarrer depuis l’extrémité opposée aux vents de pluie dominants (à Toulouse : nord-ouest). Fixer mécaniquement par agrafage ou clouage tous les 30 cm sur la lisse de rehausse.
- Mise en forme des bavettes : après avoir décollé soigneusement le film protecteur du cordon butyl, appliquer manuellement les bavettes plissées sur le dernier rang de tuiles en les moulant sur le profil.
- Déroulement et fixation : dérouler le rouleau sans tension excessive sur toute la longueur du faîtage. Un closoir sous tension perd ses propriétés d’adaptation aux tuiles.
- Recouvrement entre rouleaux : si plusieurs rouleaux sont nécessaires, prévoir un recouvrement minimum de 5 cm avec collage butyl.
- Pose des faîtières : recouvrir le closoir par les faîtières fixées mécaniquement (crochets, clips ou vissage avec rondelle d’étanchéité sous la tête de vis).
Pose en arêtier (différences importantes)
- Commencer en bas de l’arêtier et remonter vers le faîtage (sens inverse du faîtage)
- Fixer les tranchis préalablement — le butyl du closoir n’est pas conçu pour maintenir les tranchis
- À la jonction faîtage/arêtier : le closoir de faîtage doit recouvrir le closoir d’arêtier
Le closoir peigne : l’entrée d’air en partie basse
Le closoir de faîtage évacue l’air en haut. Mais pour que la ventilation fonctionne, il faut aussi une entrée d’air en partie basse. C’est le rôle du closoir peigne, posé sur le premier liteau, à la naissance du toit :
- Ses dents doivent être 1 cm plus hautes que l’intérieur du galbe de tuile
- Les dents doivent être orientées vers l’aval (vers les gouttières)
- Il se fixe directement sur le liteau ou la planche de sous-face avec des vis
Closoir de faîtage + closoir peigne = un couple indissociable pour une ventilation efficace et durable.
Stockage et conservation d’un rouleau de closoir
- Conservation en rouleau dans son carton d’origine : 1 an maximum
- Local à l’abri des intempéries, température ne dépassant pas 30 °C
- Au-delà de 30 °C, le film protecteur du butyl devient difficile à décoller sans abîmer le cordon adhésif
Erreurs courantes à éviter
- Poser le closoir sous tension : il perd sa capacité à s’adapter au profil des tuiles et se décolle prématurément.
- Oublier le film protecteur du butyl : le laisser en place empêche l’adhérence sur les tuiles.
- Mal orienter le sens de pose : toujours commencer depuis l’extrémité opposée aux vents dominants pour éviter les infiltrations aux joints.
- Utiliser des closoirs universels sur des tuiles canal sans adapter la bavette : les tuiles canal ont un profil creusé important — utilisez des closoirs spécifiques.
- Omettre le closoir peigne : sans entrée d’air en bas, le closoir de faîtage ne sert à rien car la ventilation ne peut pas s’établir.
Prix d’un closoir de faîtage en 2026
| Type de closoir | Prix au ml (fourniture seule) | Longueur standard du rouleau |
|---|---|---|
| Closoir ventilé universel (non-tissé) | 3 – 6 €/ml | 5 à 10 m |
| Closoir EPDM ventilé | 6 – 12 €/ml | 5 à 10 m |
| Closoir aluminium ventilé | 8 – 15 €/ml | 5 m |
| Closoir peigne (entrée d’air) | 2 – 5 €/ml | Au mètre ou en rouleau de 5 m |
La pose d’un closoir de faîtage par un professionnel représente généralement 1 à 2 heures de travail pour un faîtage standard, soit 80 à 200 € de main-d’œuvre selon la hauteur et la complexité. Pour un devis précis, contactez D.E Renov Habitat.
Si votre toiture présente des tuiles déplacées ou des infiltrations en ligne de faîtage, consultez notre service de réparation de fuite de toiture à Toulouse.
FAQ — Closoir de faîtage
Un closoir de faîtage est-il obligatoire sur toutes les toitures ?
Ce n’est pas imposé réglementairement sur toutes les toitures, mais les DTU de couverture (DTU 40.11, 40.21, 40.23…) recommandent fortement sa pose. En pratique, toute toiture avec une lame d’air ventilée doit en être équipée. Son absence est considérée comme un défaut d’exécution en cas de sinistre lié à un défaut de ventilation.
Peut-on poser un closoir de faîtage sur une toiture existante ?
Oui, mais cela implique de déposer les faîtières existantes, de poser le closoir, puis de reposer les faîtières. L’opération est plus complexe que sur une toiture neuve mais tout à fait réalisable lors d’une rénovation de couverture.
Quelle est la durée de vie d’un closoir de faîtage ?
Un closoir en non-tissé polyester dure 25 à 35 ans dans de bonnes conditions. Un modèle en EPDM peut dépasser 40 à 50 ans. Sa durée de vie est souvent supérieure à celle des faîtières elles-mêmes. Un changement est à envisager lors d’une réfection complète de couverture.
Comment savoir si mon closoir de faîtage est défaillant ?
Les signes d’un closoir défaillant ou absent : présence d’insectes (guêpes, frelons) dans les combles en été, entrée de neige soufflée en hiver, fort courant d’air froid en haut des rampants, ou moisissures en têtes de chevrons. Si vous observez ces symptômes, consultez notre guide sur la rénovation de toiture à Toulouse.





